Murmurée insouciante - un poème de Godson Moulite
- Cretté Alexandra

- 12 mai 2025
- 1 min de lecture
Mes rides
assise dans l’ombre de la morte
coincée dans le ventre d’une étoile
comme on veille un feu qui ne réchauffe plus le sang , rien qu’une fraise de sable
mais dont la lueur suffit pour gâcher nos odeurs et
repousser les monstres intérieurs qui nous brident de misère.
Je suis née d’un silence qui ne fut pas brisé
dans le visage
entre deux battements d’un cœur controversé
juste cette ligne fine
où la parole se refuse à elle-même.
On m’appelle par erreur.
Je viens sans nom, sans bruit.
Mon pas est une faille dans le temps
et ma voix dans la pierre comme
un souffle qui recule avant de naître.
J’ai vu les dieux tomber de leurs hauteurs muettes, d’un dieu vodou - Dambalah -
j’ai vu des peuples parler jusqu’à effacer les roues de vélo
mais moi/ dans ma culotte je peins la nuit sur tes pas
là où les choses ne cherchent plus à être/ heurté par le biais de chaque cadavre
Rien ne m’attache dans la gorge
Ni sens, ni cause - un archipel ailé de rictus/
je suis l’insouciance des sources
étoilées de punaise
Et pourtant
dans mon retrait,
dans ce vide qui chante le réel,
un feu sans nom s’allume parfois/ entre deux moitiés de béton





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