Salir- un poème d'Ar Guens Jean Mary, illustration de Sarbajit Sarkar
- Cretté Alexandra

- il y a 1 jour
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tu m’as parlé d’une nuit d’un autre âge
et j’ai compris que les draps
ne garderaient plus ta chanson
tu m’as nommé, moi
et ma défaite d’homme
toutes ces guerres qui m’ont mangé
lentement
comme ce pays de cendres
tu sais
il y a toujours du Baudelaire
quand tu souris comme la mer
quelque chose d’ancien
qui résiste encore au naufrage
ô ta main demeure dans mes secrets
comme une lampe basse
refusant de s’éteindre
j’avoue
écrire est une bêtise
quand la main est triste
devant sa femme de route
mais que veux-tu
les vieilles blessures
ont l’amour rare
très rare
ô de ta nuit d’un autre âge
à ma rhétorique de paupières
je reste là
à apprendre aux draps
à rêver sans larmes
pour ne pas salir ton parfum





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