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  • Photo du rédacteurCretté Alexandra

Sous le ciel glacial de la capitale - un poème de Jonas Charlecin


I

Sous le ciel glacial de la capitale

Des os sont broyés


Des idées volent

Des cœurs s'emballent

Des sacs sont jetés au sol

Pour quémander

Plutôt que pour jeûner

Sous le ciel glacial de la capitale

Des femmes vendent leur charme

En un tour de danse sulfureux

Chaque passant qui passe

Est invité à profiter de leur Hall streat

Sous le ciel glacial de la capitale

Les oiseaux se réveillent

étonnamment éloquents

Dans leur piaulement coquet

Tandis qu'il y a des peaux

Qui miaulent et dénoncent

La froideur du ciel

Glacial de la capitale

Sous le ciel glacial de la capitale

Des âmes ne dorment pas

Non par défaut de sommeil

Mais par dévotion

restent en veille

Et surveillent et attendent

La porte

qui ouvre à huit heures du matin

Eux qui reniflent le vent phénoménal

Depuis vingt deux heures du ciel d'hier

Sous le ciel glacial de la capitale





II

Sous le ciel glacial de la capitale

Le jour naît morceau par morceau.



L'absence des automobilistes

créé ici et là un spectacle post-apocalyptique

Sous le ciel glacial de la capitale

Un individu attifé de jaune et de noir

Rétréci son stress

En dansant comme ci comme ça


sa casquette en main

Il pourchasse les yinyins

Comme font les chiens après les mouches.

Sous le ciel glacial de la capitale

Un diaspora porte ses lunettes

De soleil

Comme s'il se moquait

De la luminosité de la Lune

Sous le ciel glacial de la capitale

Nous y sommes.

Pour certains depuis Vingt deux heures.

Pour d'autres depuis Une heure.

Pour d'autres depuis Quatre heures.

Pour d' autres.

Pour d'autres.

Et l'air dur

Rime avec préfecture.





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