Il suffit d'une minute - un poème d'Erika Bronne, deuxième lauréate du Prix Damas 2026
- Cretté Alexandra

- 7 juin
- 1 min de lecture
Ton départ m’a vidé l’estomac,
Mon pancréas s’est alourdi.
Alors mes mots m’étranglent,
Me traînent à terre comme bête vulnérable.
Je me bats contre mes rêves
Ô diable, quelle idée de vivre les siècles
Que mon âme soit imposture.
Recrache tes mots en moi en me regardant dans les yeux.
Sans ta présence, je suffoque
Je me traînerai dans le monde des morts,
Je dirai à la famine qu’elle ne me fait point peur,
Je me noierai dans les souvenirs éternels,
Je ne vivrai pas, je le sais, car je le veux.
Malheureux, mon cœur s’est échappé de mon propre corps.
La muse s’est endormie près du diable,
posée contre lui,
dans un sommeil alourdi par la tristesse.
Je m’en souviens... de mon monde qui s’est lentement dessiné
à la couleur de l’ange.
Ce trou blanc où se noient à présent
mes souvenirs à jamais.
Je m’en souviens... de mon monde qui s’est lentement dessiné
à la couleur de l’ange.
Ce trou blanc où se noient à présent
mes souvenirs à jamais.





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